SELFPORTRAIT - PRESSESPIEGEL


Cineastisch
SCHAUSPIEL. Georgine Ingolds Bilder aus der neueen Serie tragen alle den Titel "Selfportrait"; obwohl die Künstlerin selbst, nicht darin zu sehen ist. Stattdessen scheint es, als setze sie Schauspielerinnen ins Bild, um diese ihre Rolle spielen zu lassen. So muten die Bilder denn auch durchwes an wie Filmszenen.

thü in Basler Zeitung vom 21. August 2008



Kunst im Viertelstundenakt
... Eher mit den Sehgewohnheiten der Kinogänger und Fernsehzuschauer spielen die Bilder von Georgine Ingold in der Galerie Guillaume Daeppen. Auch wenn die Künstlerin ihren Bilderzyklus "Selbstportraits" nennt, wird schnell klar, dass allesamt gemalte Filmstills sind. Tritt man an die auf den ersten Blick fotorealistisch wirkenden Arbeiten heran, versinkt man in der Betrachtung von Malerei aus Pinselstrich und Farbe.

Sören Schmelin in Regioartline Kunstmagazin vom 31. August 2008



Nach den Helden kommen die Frauen
In der "Heroes"-Serie beschäftigte sich die Malerin Georgine Ingold, 43, mehrere Jahre mit dem Schauspieler Marlon Brando und dem Kickboxer Andy Hug. Nun hat sie sich den Frauen zugewandt. Die Künstlerin nennt ihre jüngsten Arbeiten "Selfportrait", obwohl sie darin gar nicht vorkommt. Aus Filmstills erschafft die Baslerin neue Welten, hält die Zeit für immer an. Sie selbst kommt nur als Geste vor: im Pinselstrich, in den Farben. Aus der Distanz wirken die Frauen sehr figürlich. Beim Näherkommen jedoch löst sich alles auf.

KM in Schweizer Illustrierte vom 1. September 2008



Georgin Ingold - Selfportrait
Est-ce le cadrage savant qui nous saisit ainsi ? Ou bien les décors mystérieux, extérieurs baignés de soleil et oppressants intérieurs plongés dans la pénombre ? Ou les figures qui peuplent les images, oisives et immobiles ou vaquant à d'insondables occupations ? Une singulière tension dramatique imprègne la peinture de l'artiste suisse Georgine Ingold.

Pourtant ses toiles ne racontent pas d'histoires. Plutôt que des narrations, elles font l'effet d'épiphanies, de moments de vérité qui éclatent en l'instant précis qu'elle peint.

Bien que systématiquement intitulés Auto-portrait, les œuvres de sa dernière série ne montrent jamais le visage de l'artiste. D'ailleurs les personnages qui les habitent semblent ignorer totalement sa présence. Georgine Ingold ne se peint pas elle-même. Elle peint des silhouettes de femmes dont la présence se fragmente à mesure que l'on s'approche de la toile, comme le monde se fractionne lorsque l'on colle son nez à un tableau impressionniste. Et comme chez les impressionnistes, les pièces s'assemblent pour composer des images qui en disent long. Des auto-portraits bien plus révélateurs qu'un simple reflet saisi d'après le miroir.

La compréhension de ce travail se condense lorsque l'on sait qu'Ingold peint en réalité des arrêts sur image. Isabella Rossellini dans Blue Velvet (1986), Meryl Streep dans Sur la route de Madison (1995) : l'artiste isole, dans le flux d'images, le dixième de seconde durant lequel la présence de ces femmes à l'écran exprime un aspect de sa propre personnalité. Et convertit les instantanés cinématographiques qu'elle immortalise en quelque chose de profondément pictural.


Chic-Cityrats, Paris, September 2008